L'Archipel Libre

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Pourquoi ?

L'Archipel Libre s'est créé en réaction à un projet de décret élaboré par la Direction Générale de l'Environnement qui visait à étendre la réserve actuelle sur le domaine maritime.

Sans notre mobilisation, la réserve actuelle constituée par les terres émergées et l'estran pour une superficie de 280 ha, aurait ainsi été portée à 2400 ha.

Si la réserve actuelle n'est nullement contestée par L’Archipel Libre, son extension, organisée en dehors de toute consultation préalable des populations concernées, nous semble inacceptable pour deux raisons essentielles :

la première est qu'elle ne repose sur aucune nécessité identifiée d'ordre écologique. Toutes les parties, y compris les tenants du projet d'extension admettent, en effet, que la zone est parfaitement préservée par l'effet combiné des protections naturelles et du respect constant des usagers traditionnels qui considèrent l'Archipel comme un bien commun ;

la seconde est qu'en donnant à la zone marine un statut de réserve, l'on introduise, à terme, sans nécessité aucune pour la préservation du site, une réglementation spécifique, nécessairement restrictive, qui limitera les activités traditionnelles de circulation, de mouillage et de pêche autour de l'Archipel.

Enfin, il n'est pas inutile de rappeler que la Réserve des Sept Iles se situe, de surcroît, à l'intérieur du site n° 9 - Côte de Granit Rose du projet NATURA 2000 .

L'Archipel deviendra alors une zone surprotégée soumise à une double réglementation qui permettra à tous les intégrismes de se déchaîner au détriment des populations côtières.

jeudi 23 mai 2002

Objectifs
POUR CONTRE
Une défense de l'environnement étayée sur des faits à caractère raisonné et raisonnable. Une écologie d'exclusion à caractère intégriste et ignorante des traditions locales.
La refonte des textes de 1976 et 1996 afin de délimiter plus équitablement la part des oiseaux et la part des hommes. Toute nouvelle extension de la réserve actuelle et toute nouvelle entrave aux libertés traditionnelles.

La gestion de l'Archipel des Sept Iles par les collectivités locales élues et représentatives des populations côtières.

La gestion de l'Archipel par une association qui pratique la politique du "coucou".
Le contrôle de la réglementation par les services de l'Etat ou les services municipaux.

Le contrôle de la réglementation par des personnes assermentées dépendant directement d'une association qui se veut à la fois juge et partie.
Le caractère désintéressé de la gestion de la réserve.


La transformation de la réserve en fonds de commerce permettant à une association de solliciter des subventions publiques, des dons, et de monnayer son patronage auprès d'entrepreneurs privés.
Une véritable transparence dans l'établissement des projets concernant l' Archipel des Sept Iles.

Les démarches souterraines de groupes d'influence dont les projets sont établis en dehors de toute concertation préalable des populations concernées.

La libre circulation autour et entre les îles sur l'ensemble du domaine public maritime.

La restriction de la circulation autour et entre les îles  en ce qui concerne la navigation et la pêche.

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