L'Archipel Libre


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Point presse du 12 novembre 2005

Premier communiqué de la Confédération : " Libertés et Traditions Côtières "

En contradiction flagrante avec ses déclarations à usage médiatique sur la démocratie de proximité et la décentralisation, le Pouvoir Central se prépare une fois de plus, par le biais de lois et décrets sans justification réelle, à placer sous tutelle un certain nombre de régions côtières. Alors que les directives européennes NATURA 2000, au demeurant dignes d'intérêt, s'accordent sur la nécessité d'impliquer les habitants à la gestion de leur environnement, condition évidente de la pérennité de la démarche, l'Etat français régalien détourne ce concept fondamental posé par la communauté.

Ces régions côtières méritent sans aucun doute d'être protégées des pollutions industrielles, pétrolières, agricoles, ainsi que des excès d'une certaine pêche industrielle et l'action résolue de l'état en ce domaine conduirait à l'assentiment sans réserve des citoyens.
Toutefois, devant la puissance des lobbies qui seraient ainsi mis en cause, l'état préfère donner des gages aux professionnels de l'écologie, en désignant comme boucs émissaires les habitants de ces régions côtières et les activités de plaisance.

Ce sont pourtant ces habitants qui par leur sagesse, leur modération et l'amour de leur environnement, ont su préserver à travers les siècles des territoires dont l'état de conservation exceptionnel suscite désormais la convoitise de personnes et d'organismes extérieurs, à la recherche de postes et de subventions publiques.
Notons au passage que les vocations écologistes sont moins affirmées lorsqu'il s'agit de s'employer à la réhabilitation de zones véritablement dégradées.

Les habitudes et traditions, et donc la culture, de ces habitants qui pratiquaient avec naturel et sans ostentation une écologie efficace et désintéressée, se voient par conséquent menacées par l'immixtion de décideurs lointains, mal informés des réalités locales et que de bons apôtres n'ont sans doute eu aucun mal à convaincre que le mal absolu résultait du tourisme nautique et de la pêche de plaisance. Ces activités de loisirs, peu agressives pour l'environnement, contribuent pourtant de manière considérable aux activités économiques locales.

LIBERTES ET TRADITIONS COTIERES s'efforcera d'obtenir que les décisions relatives à l'environnement soient prises à un niveau proche des habitants et des collectivités locales qui les représentent et ont une vision objective et non théorique des problèmes. Elle refusera toute sanctuarisation qui ne correspondrait pas à une menace réelle clairement identifiée par des scientifiques alliant la compétence à l'indépendance.

La confédération refusera également toute réglementation d'exception touchant en priorité la navigation et la pêche de plaisance. En effet si personne ne conteste la nécessité d'une réglementation destinée à protéger un environnement souvent fragile et parfois menacé, il est également certain que la réglementation générale actuelle est parfaitement adaptée, sous réserve qu'elle soit effectivement appliquée. Or, les organismes d'état (Affaires Maritimes, Gendarmerie Maritime ….) ne disposent généralement pas des moyens et des crédits leur permettant de remplir pleinement cette mission de contrôle.

En résumé la confédération veillera à ce que les libertés et traditions côtières soient respectées dans les limites définies par la réglementation générale et à l'exclusion de toute réglementation d'exception.
Dans l'hypothèse où des aménagements seraient nécessaires, ils ne pourraient être examinés qu'au niveau local, par des collectivités élues proches des habitants et dans le cadre d'une authentique démocratie participative.

LIBERTES ET TRADITIONS COTIERES se propose de regrouper toutes les associations des régions côtières françaises qui s'estiment menacées dans leur quotidien par l'intrusion sans nuances du Pouvoir Central dans la vie locale.