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En contradiction
flagrante avec ses déclarations à usage médiatique
sur la démocratie de proximité et la décentralisation,
le Pouvoir Central se prépare une fois de plus, par le
biais de lois et décrets sans justification réelle,
à placer sous tutelle un certain nombre de régions
côtières. Alors que les directives européennes
NATURA 2000, au demeurant dignes d'intérêt, s'accordent
sur la nécessité d'impliquer les habitants à
la gestion de leur environnement, condition évidente de
la pérennité de la démarche, l'Etat français
régalien détourne ce concept fondamental posé
par la communauté.
Ces régions
côtières méritent sans aucun doute d'être
protégées des pollutions industrielles, pétrolières,
agricoles, ainsi que des excès d'une certaine pêche
industrielle et l'action résolue de l'état en ce
domaine conduirait à l'assentiment sans réserve
des citoyens.
Toutefois, devant la puissance des lobbies qui seraient ainsi
mis en cause, l'état préfère donner des gages
aux professionnels de l'écologie, en désignant comme
boucs émissaires les habitants de ces régions côtières
et les activités de plaisance.
Ce sont pourtant
ces habitants qui par leur sagesse, leur modération et
l'amour de leur environnement, ont su préserver à
travers les siècles des territoires dont l'état
de conservation exceptionnel suscite désormais la convoitise
de personnes et d'organismes extérieurs, à la recherche
de postes et de subventions publiques.
Notons au passage que les vocations écologistes sont moins
affirmées lorsqu'il s'agit de s'employer à la réhabilitation
de zones véritablement dégradées.
Les habitudes
et traditions, et donc la culture, de ces habitants qui pratiquaient
avec naturel et sans ostentation une écologie efficace
et désintéressée, se voient par conséquent
menacées par l'immixtion de décideurs lointains,
mal informés des réalités locales et que
de bons apôtres n'ont sans doute eu aucun mal à convaincre
que le mal absolu résultait du tourisme nautique et de
la pêche de plaisance. Ces activités de loisirs,
peu agressives pour l'environnement, contribuent pourtant de manière
considérable aux activités économiques locales.
LIBERTES ET
TRADITIONS COTIERES s'efforcera d'obtenir que les décisions
relatives à l'environnement soient prises à un niveau
proche des habitants et des collectivités locales qui les
représentent et ont une vision objective et non théorique
des problèmes. Elle refusera toute sanctuarisation qui
ne correspondrait pas à une menace réelle clairement
identifiée par des scientifiques alliant la compétence
à l'indépendance.
La confédération
refusera également toute réglementation d'exception
touchant en priorité la navigation et la pêche de
plaisance. En effet si personne ne conteste la nécessité
d'une réglementation destinée à protéger
un environnement souvent fragile et parfois menacé, il
est également certain que la réglementation générale
actuelle est parfaitement adaptée, sous réserve
qu'elle soit effectivement appliquée. Or, les organismes
d'état (Affaires Maritimes, Gendarmerie Maritime
.)
ne disposent généralement pas des moyens et des
crédits leur permettant de remplir pleinement cette mission
de contrôle.
En résumé
la confédération veillera à ce que les libertés
et traditions côtières soient respectées dans
les limites définies par la réglementation générale
et à l'exclusion de toute réglementation d'exception.
Dans l'hypothèse où des aménagements seraient
nécessaires, ils ne pourraient être examinés
qu'au niveau local, par des collectivités élues
proches des habitants et dans le cadre d'une authentique démocratie
participative.
LIBERTES ET
TRADITIONS COTIERES se propose de regrouper toutes les associations
des régions côtières françaises qui
s'estiment menacées dans leur quotidien par l'intrusion
sans nuances du Pouvoir Central dans la vie locale.
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