| Un
adhérent fait l'analyse des derniers rapports de la LPO
1) " Ces rapports
extrêmement détaillés, tant sur les observations
que sur les difficultés rencontrées dans l'accomplissement
du travail, sont encore renforcés par l'état prévisionnel
des objectifs 2005/2009.
2) On observe ainsi une motivation et une pression accentuée
de la LPO qui ne se contente plus de ses activités habituelles
mais cherche à y adjoindre un territoire maritime très
conséquent englobant le sud des Sept Iles et notamment le
secteur des " Dervinis ". Ce plateau rocheux sous-marin
n'est d'aucun intérêt pour la nidification ou le repos
des oiseaux marins.
3) La LPO n'est soucieuse d'accroître la superficie de son
territoire que pour pouvoir émarger confortablement, dans
un avenir prochain, aux indemnités nationales et aux subventions
européennes de fonctionnement. Il lui faut donc dès
maintenant à toutes forces, obtenir un blanc-seing des responsables
des associations d'environnement.
4) Ces " vux pieux " sont gênés dans
leur réalisation par l'organisme naissant " NATURA 2000
" qui n'est pas encore structuré dans son organisation
et dans ses objectifs. C'est une situation floue qui affiche un
état de faiblesse et d'absence de fermeté sur les
conduites à tenir.
5) La LPO en profite donc pour faire preuve d'une autorité
sournoise et forcer ainsi la main de tous les acteurs potentiels
chargés d'examiner et d'élaborer la réglementation
qui concerne principalement la " libre circulation " dans
l'Archipel. L'autorité appartient à celui qui la prend.
6) Nous sommes donc tous mis devant un fait accompli - pour ne pas
dire le fait du Prince - qui n'attend plus que l'aval des personnes
pseudo écologistes qui trouvent très bien le fait
de vouloir protéger
mais ne savent pas quoi exactement.
7) La LPO semble ignorer qu'il est bon de faire un partage équitable
entre l'homme et la nature :
- Les animaux se civilisent : Autrefois chaque demeure de pêcheur
du littoral avait sur le pas de sa porte un goéland ou un
cormoran apprivoisé
- Les oiseaux aiment et recherchent la compagnie de l'homme, connaissant
et différenciant parfaitement les bateaux " pêchant
" des autres.
- A être trop protectionniste, on verra, on voit déjà,
une sur-population d'oiseaux marins de toutes sortes envahir les
décharges, suivre les labours dans les champs, nidifier dans
des propriétés privées ou sur des toits dans
les villes, comme à Brest, St Malo, Dieppe, Le Havre etc
Face à ces calamités qui assurera la responsabilité
des dégâts et nuisances occasionnées ? L'homme
devra-t-il laisser sa place et abandonner le littoral ? Ne parlons
pas des frais d'éradication (par la stérilisation
d'ufs) qui sont déjà engagés par les
communes. Pour mémoire, quelque part dans le centre de la
France, le Cormoran Huppé introduit à mauvais escient
pullule tant et si bien que d'une espèce protégée,
elle devient nuisible et qu'elle est admise à l'autorisation
de chasse, les rivières environnantes étant vidées
de leurs poissons.
8) La LPO se voit déjà gestionnaire de tout un complexe
où elle seule aurait le droit d'opérer et d'exercer
une autorité léonine absolue. Cette organisation n'a
malheureusement pas (ou heureusement) suffisamment d'effectifs pour
accomplir la tâche qu'elle s'est fixée : La loi des
35 heures, les conditions de travail éprouvantes, aux rythmes
infernaux, sous des pluies torrentielles, en dépit d'une
convention collective (au fait : Laquelle ?) sont un handicap d'exploitation
(dixit le rapport 2004 de la LPO) et une gêne considérable.
Qui des salariés où bénévoles sont les
plus malheureux ? Les uns vivent aux crochets des autres.
9) L'enjeu que se fixe la LPO n'est qu'un enjeu financier pur qui
fait fi de l'économie régionale. Le jour où
la pêche plaisance sera réduite à peau de chagrin
par des restrictions abusives sur les Sept Iles et pourquoi pas
demain sur les Triagoz, le plateau de la Mélouane ou les
chaises de Primel, la construction et les réparations navales
seront atteintes, les ports se videront, le commerce plaisance et
fournitures pêche périclitera, le tourisme deviendra
moins attractif.
10) En résumé il
serait sage que la LPO qui " se pousse du col
", reste à sa place (celle qu'elle s'est déjà
octroyée) et continue sagement à compter ses oiseaux,
ses orvets, ses papillons rares, ses crottes de ragondin et autres
bêtes, mais qu'elle laisse les poissons vivre leur vie de
poissons tout en attendant que le relais NATURA 2000, en phase avec
les élus locaux du littoral, décident d'un projet,
d'un gestionnaire, ou tout simplement de veiller à ce que
les choses restent en l'état, ce qui ne serait pas plus mal
et devrait satisfaire toutes les parties concernées. Le rapport
de la LPO ne fait-il pas lui-même état dans son rapport
2004 d'une situation très saine de la faune et de la flore
de l'Archipel ? J'ai bien peur néanmoins que la dominance
exercée par la LPO ait raison en final du laxisme des associations
et organismes divers, même si quelques uns, comme l'Archipel
Libre, osent contrarier cet élan opiniâtre. "
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