. La mise en place assez précipitée de sites Natura
2000 en mer, sur la côte de Granit Rose, sur le Trégor
Goëlo et sur la zone allant du Cap Fréhel à
la pointe de Saint Cast, ainsi que l’annonce d’éventuels
parcs marins entre la baie de Morlaix et la presqu’île
du Cotentin, sont des projets qui nous concernent tous et suscitent
au sein de nos associations une réelle inquiétude.
Cette inquiétude résulte en grande partie de déclarations
assez contradictoires faisant suite à la réunion
d’information de Penvenan, à laquelle nous étions
présents et qui s’était voulue rassurante.
Dans un quotidien régional du 17 janvier 2008, le représentant
de la DIREN affirme en effet que ces sites ne seront ni des parcs
marins ni des réserves, qu’il n’est pas question
de sanctuariser, et que les activités humaines seront intégrées
dans la démarche. En ce qui nous concerne nous souscrivons
volontiers à ce programme, qui correspond bien à
la philosophie de Natura 2000 qui recherche un équilibre
entre une nécessaire protection de l’environnement
et le respect des activités humaines traditionnelles de
travail et de loisirs.
Mais la veille, le
16 janvier 2008, le Chargé de Mission à l’agence
des aires marines protégées, évoquait dans
le même journal la possibilité de création
d’un second parc marin en Bretagne nord. Toujours dans ce
même quotidien, et à la même date, l’éventualité
d’une extension sur la zone marine de l’actuelle réserve
des Sept Iles était reprise alors que cette extension à
l’étude depuis près de dix ans avait été
bloquée par la Préfète des Côtes d’Armor
qui avait pris acte de l’absence totale de justifications
écologiques clairement identifiées.
Nous souhaiterions
donc que l’administration adopte des positions plus claires
qui nous permettraient de nous déterminer, en pleine connaissance
de cause, pour la coopération ou l’opposition.
En ce qui nous concerne, nos associations qui regroupent près
de huit mille adhérents ont une position sans équivoque
: de même que nous avons participé sans réserve
et avec assiduité au travail des différentes commissions
chargées de l’élaboration des DOCOB permettant
la mise en œuvre de Natura 2000 sur la partie terrestre et
littorale, nous participerons avec la même bonne volonté
à la mise en place de Natura 2000 en mer et aux comités
de pilotage associés. Nous refuserons toutefois de voir
Natura 2000 dériver de sa position équilibrée
entre la nécessaire préservation de notre environnement
et le respect des activités traditionnelles, vers des parcs
marins ou plus encore vers des réserves qui conduisent
à l’annexion d’un patrimoine qui doit rester
ouvert à tous.
Nous souhaiterions
donc que l’administration en charge du dossier clarifie
ses positions, afin que nous puissions souscrire ou non à
un contrat sans équivoque.
Il apparaît de
toute façon aux personnes raisonnables que la superposition
actuelle de zones protégées, aux statuts différents
et plus ou moins heureusement imbriquées, nuit, non seulement
à l’information honnête due aux populations
concernées, mais aussi probablement à l‘efficacité
d’un système qui ne peut fonctionner harmonieusement
en dehors d’une relation de confiance entre les différents
partenaires.
Nous vous prions de
bien vouloir agréer, Monsieur le Préfet Maritime,
Monsieur le Préfet des Côtes d’Armor, l’assurance
de notre haute considération.
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